Dans le contexte de la réalité virtuelle, la maladie de simulation aussi appelé « Motion Sickness » fait référence au sentiment de vertige et de nausée causé par la réalité virtuelle. Il est différent du mal des transports parce qu’il peut être causé sans aucun mouvement, uniquement par la perception visuelle du mouvement. On pense que la physiologie derrière la maladie de VR est causée par un taux de rafraîchissement plus lent que nécessaire des images à l’écran. C’est lorsque la fréquence de rafraîchissement est plus lente que ce que le cerveau humain traite, ce qui provoque une discordance entre le taux de rafraîchissement VR et le taux de traitement du cerveau humain. Autre source de cette maladie: le faite d’avancer dans une expérience de réalité virtuelle sans que le corps humain avance physiquement, ce problème peut être résolu par des déplacement par téléportation.


C’est aujourd’hui un des plus gros problème pour les entreprises de réalité virtuelle comme la notre. Lors de nos déplacements sur des salons, beaucoup de personnes refusent d’essayer la réalité virtuelle sous prétexte de: « Je vais avoir envie de vomir » ou encore « La dernière fois que j’ai essayé j’ai eu mal au crâne toute la soirée »

Non seulement faire connaitre la réalité virtuelle au public est une quête difficile, encore plus de là faire adopter dans les routines des gens. Mais elle détournera les amateurs de VR si la première fois qu’ils utilisent la VR ils attrapent la nausée ou des vertiges. Il sera impossible de les faire re-essayer / jouer / regarder un contenu VR parce que le cerveau aura associé la VR à un sentiment de malaise.

Il y a beaucoup d’explications sur ce qui cause la maladie. Je vais dans cet article essayer de vous expliquer les causes les plus fréquentes de motion sickness et les théories comment éviter la motion sickness.

Une mauvaise réputation

Nous consommons des médias virtuels à travers des écrans depuis des dizaines d’années et nous nous y sommes habitués. Et comme nous l’avons expliqué dans cet article: La réalité virtuelle ne date pas d’hier. Aujourd’hui la VR souffre d’une mauvaise réputation car avant 2014 avec l’arrivé de l’Oculus Rift, on ne pouvait pas dire que la technologie de la réalité virtuelle était au point.

Souvenez vous du désastre de la Nintendo Virtual Boy, la toute première console portable capable d’afficher de vrais éléments 3D qui provoquait la motion sickness, elle a laissé derrière elle une mauvaise image de la réalité virtuelle

Le déplacement

C’est sans doute la cause la plus fréquente de la maladie de simulation. Parce que la réalité virtuelle trompe votre cerveau pour qu’il accepte la réalité virtuelle comme une réalité temporaire, chaque événement qui ne se produit pas dans la «réalité réelle» déroute le spectateur en réalité virtuelle. Ce conflit sensoriel indique que la dissonance entre ce que vos yeux voient à l’écran et le genre de mouvement que votre corps ressent mène à la désorientation et à des sentiments de nausée.

Vous avez également tous un système vestibulaire (les tubes de liquide dans nos oreilles qui nous aident à évaluer notre position dans le monde) qui est dans notre oreille et est responsable de l’équilibre. Alors imaginez que vous êtes dans une montagne russe VR et vous entre dans une vrille descendante. Vos yeux enregistrent le déclin accéléré mais le système vestibulaire reste inchangé.

C’est exactement ce qui se passe pour les personnes qui tombent malade quand ils lisent en voiture. Vous vous concentrez sur votre lecture avec un système visuel qui dit à votre cerveau que vous êtes immobile, alors que le conducteur de la voiture fait des virages en S sur la route de montagne.

Pour résoudre ce problème, certains créateur d’expériences de réalité virtuelle ajoute un nez virtuel dans le contenu VR ou l’ajout d’un cadre faisant penser au champs de vision que vous avez dans un véhicule en mouvement, sensé diminuer cette sensation de motion sickness. Le plus efficace reste la téléportation pour les déplacements ou marcher dans le roomscale.

La qualité d’image

Sauf si vous avez un défaut de vision, le monde que vous regardez avec vos yeux n’est pas granuleux. Par exemple, quand Oculus Rift DK1 a été commercialisé, la plupart des gens qui le testés étaient malades. Le problème était l’écran LCD, qui a été remplacé par un écran OLED avec une meilleure qualité.

Dans la VR, si la fréquence de rafraîchissement des images à l’écran est pas assez élevé, cela provoque rapidement un mal de simulation. Parce que le taux de rafraîchissement est plus lent que ce que le cerveau traite, il provoque une discordance entre le taux de traitement et la fréquence de rafraîchissement. Lorsque ces deux composants correspondent, cela peut amener l’utilisateur à ressentir les mêmes sentiments que le mal des transports.

La résilience de la maladie

La maladie est ressentie différemment selon les personnes. Si vous tombez malade à bord d’un avion ou d’un bateau, il y a de fortes chances que la VR vous rende aussi malade.

Beaucoup de gens tombent malades dans le cinéma également. Il y a quelques années, il y avait un film qui rendait malade le public. Cloverfield, un film d’horreur américain de 2008, a utilisé des images avec une caméra à la main saccadée qui constituent la majeure partie du film (rappelez-vous Blair Witch Project). Le problème était si grave que certaines chaînes de cinéma ont affiché des panneaux avertissant les spectateurs qu’ils pouvaient « éprouver des effets secondaires associés au mal des transports, comme dans le cas des montagnes russes ».

Les mauvaises expériences

Si on combine: Déplacement sans téléportation ou déplacements via joystick + Mauvaise qualité d’image avec une fréquence de raffraichissement faible. BINGO c’est la motion sickness assurée, même pour nous qui sommes habitués à mettre un casque de réalité virtuelle tous les jours sur nos têtes.

Et le plus triste c’est que c’est ce genre d’expériences qui se retrouvent dans le haut du résultat de recherche quant on tape « Réalité virtuelle » sur l’App Store d’Apple, ou le Google Play de Android… Donc forcement les personnes qui ont voulu expérimenter la réalité virtuelle, ont recherché sur les stores et associent la VR à ce genre d’expérience désastreuses.

Quels sont les remèdes contre la motion sickness?

J’ai peur qu’il y ait peu de choses que vous puissiez faire… Je crois que la solution de la maladie doit provenir du contenu lui-même. La qualité doit être assez bonne, la narration et la cinématographie doivent être adaptées aux novices en VR et testées auparavant. C’est également aux créateurs de casque VR de faire beaucoup de R&D et d’avoir toujours de meilleures lentilles et un meilleur écran, je suis certains que d’ici quelques années la motion sickness ne sera qu’un mauvais souvenir.

En attendant si jamais vous êtes victime de Motion Sickness, ma suggestion est d’arrêter la vidéo et de sortir du mode VR, jusqu’à ce que vous vous détendiez et que vous alliez mieux. Si un certain contenu vous rend malade, il est probablement préférable de ne plus l’utiliser ou de l’essayer après avoir tester plusieurs expériences VR avant.